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Rallumer le chauffage : quelle température dans la chambre pour bien dormir ?

Pour bien dormir, la chambre doit rester fraîche : autour de 16 à 18 °C chez l’adulte, et non à 20 ou 21 °C comme une pièce de vie. L’ADEME recommande 16 à 17 °C la nuit dans le logement, et l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) conseille une chambre « autour de 18 °C ».

Au moment de remettre le chauffage en route en octobre, le bon réflexe consiste donc à chauffer moins la chambre que le séjour, et à compter sur la couette plutôt que sur le radiateur.

En bref

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  • Chambre d’adulte : 16 à 17 °C la nuit selon l’ADEME, environ 18 °C selon l’INSV.
  • Chambre de bébé : 18 à 20 °C, selon l’Assurance maladie et Santé publique France.
  • Baisser le chauffage de 1 °C réduit la consommation de chauffage d’environ 7 % (ADEME).
  • Aérer 10 minutes matin et soir, même en hiver, conseille l’INSV.

Quelle température dans la chambre quand on rallume le chauffage ? #

Les repères officiels convergent vers une chambre plus fraîche que le reste du logement. L’infographie de l’ADEME sur le thermostat programmable indique 16 à 17 °C la nuit, pour une température moyenne recommandée de 19 °C maximum dans le logement, modulable de 16 à 21 °C le jour selon les besoins.

Côté santé du sommeil, le carnet de l’INSV consacré à la chambre et à l’environnement conseille une pièce « autour de 18 °C » : il faut être bien au chaud sous la couette, sans avoir chaud dans l’air. La fourchette de 16 à 18 °C résume donc les deux approches, énergétique et physiologique.

Pièce ou moment Température recommandée Source
Pièces de vie, en journée 19 °C en moyenne (modulable de 16 à 21 °C) ADEME
Logement, la nuit 16 à 17 °C ADEME
Chambre d’adulte Environ 18 °C INSV
Chambre de bébé 18 à 20 °C, pièce aérée chaque jour Assurance maladie, Santé publique France

Pourquoi une chambre trop chaude dégrade le sommeil #

Pour s’endormir, le corps a besoin de faire baisser légèrement sa température interne. L’INSV le résume ainsi : si la pièce est trop chaude, le corps peine à se refroidir ; on tourne, on transpire, on se réveille, et le sommeil devient plus léger. Une chambre trop froide peut, à l’inverse, poser elle aussi des difficultés.

Le chauffage de la chambre ne remplace donc pas une literie adaptée. L’INSV recommande de miser sur la couette plutôt que sur le chauffage, avec un pyjama léger et des couches superposées (couette, plaid) en matières respirantes comme le coton ou le lin. Pour choisir le bon garnissage selon la saison, voir aussi ce qu’est exactement une couette 4 saisons.

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Thermorégulation : ce qui se joue pendant la nuit #

Le lien entre sommeil et température est bien documenté. Une revue publiée en 2019 dans Frontiers in Neuroscience (Harding, Franks et Wisden) rappelle que l’endormissement et la baisse de la température centrale vont de pair : chez l’humain, cette température commence à diminuer environ deux heures avant l’endormissement.

La dilatation des vaisseaux de la peau des extrémités, mains et pieds, facilite cette perte de chaleur et favorise un endormissement rapide, selon la revue de Okamoto-Mizuno et Mizuno (2012). C’est aussi pourquoi l’INSV suggère des chaussettes fines en cas de pieds froids : des pieds chauds aident souvent à s’endormir.

Le sommeil paradoxal est un cas particulier. Pendant cette phase, la sensibilité au chaud et au froid est réduite par rapport au sommeil lent et à l’éveil, et la transpiration se déclenche plus tard, ce qui diminue la tolérance à la chaleur, d’après la même revue. L’exposition à la chaleur s’y traduit typiquement par plus d’éveils et moins de sommeil lent profond et de sommeil paradoxal.

Humidité et aération : les deux oubliés de l’automne #

Quand le chauffage repart, les fenêtres restent plus souvent fermées. Or, pendant la nuit, la chambre se charge en humidité et en CO₂ : on respire et on transpire. L’INSV conseille d’aérer 10 minutes matin et soir, même en hiver, idéalement avant le coucher.

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L’humidité compte autant que les degrés. Un air trop humide donne une sensation de froid et favorise les moisissures, tandis qu’un air trop sec irrite le nez, selon l’INSV. Pour limiter les pertes de chaleur sans dégrader la qualité de l’air, l’ADEME rappelle de ne jamais boucher les grilles d’aération, même en traquant les courants d’air.

Économies d’énergie : ce que rapporte un degré de moins #

Le chiffre est stable dans les publications de l’ADEME : baisser le chauffage de 1 °C réduit d’environ 7 % la consommation de chauffage. Il figure à la fois dans l’infographie sur le thermostat programmable et dans la fiche ADEME « 10 gestes » pour l’hiver, qui retient 19 °C comme température moyenne idéale du logement.

Un thermostat programmable permet d’abaisser automatiquement la consigne la nuit ou en cas d’absence. L’ADEME estime qu’il peut faire économiser jusqu’à 15 % d’énergie de chauffage, pour un coût de 60 à 250 € auquel s’ajoutent 150 à 300 € d’installation. D’autres gestes simples complètent le réglage :

  • fermer les volets et tirer les rideaux la nuit pour garder la chaleur ;
  • ne pas recouvrir les radiateurs ni laisser pendre les rideaux devant ;
  • purger régulièrement les radiateurs pour qu’ils diffusent mieux la chaleur ;
  • faire entretenir la chaudière chaque année : mal entretenue, elle consomme 10 à 12 % de plus, selon l’ADEME.

Bébés, enfants, personnes fragiles : des repères différents #

Pour un nourrisson, la consigne n’est pas la même que pour un adulte. L’Assurance maladie indique que la chambre doit garder une température de 18 à 20 °C et être aérée tous les jours. Santé publique France précise qu’elle ne doit pas être surchauffée et que l’air doit circuler.

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Ces repères accompagnent les règles de couchage sûr rappelées par l’Assurance maladie : bébé sur le dos, sur un matelas ferme, dans une turbulette adaptée, sans oreiller, couette, couverture ni tour de lit. Pour les personnes âgées ou fragiles, sensibles au froid comme au chaud, le réglage relève d’un échange avec le médecin traitant.

Information générale. Cet article ne remplace pas un avis médical. En cas de troubles du sommeil persistants, de réveils fréquents ou de gêne respiratoire nocturne, il est recommandé de consulter un médecin.

Questions fréquentes #

Faut-il couper le chauffage dans la chambre la nuit ?

Pas forcément. L’ADEME recommande de viser 16 à 17 °C la nuit plutôt qu’un arrêt complet, et l’INSV conseille une chambre autour de 18 °C. Un thermostat programmable permet de baisser la consigne automatiquement au coucher.

Quelle température pour la chambre d’un bébé ?

Entre 18 et 20 °C, selon l’Assurance maladie et Santé publique France, avec une pièce aérée chaque jour et non surchauffée. Bébé dort sur le dos, dans une turbulette, sans couette ni oreiller.

Combien économise-t-on en baissant le chauffage d’un degré ?

Environ 7 % de la consommation de chauffage, selon l’ADEME. Le montant en euros dépend de la facture, de l’isolation et du mode de chauffage du logement.

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À retenir #

En remettant le chauffage en route, la chambre mérite un traitement à part : 16 à 18 °C pour un adulte, 18 à 20 °C pour un bébé. La couette, le pyjama et les volets fermés font souvent plus pour le confort nocturne qu’un degré supplémentaire, qui coûte environ 7 % de chauffage en plus. Aérer chaque jour reste indispensable. Pour aller plus loin sur l’équipement du lit, consulter les questions à se poser pour bien choisir sa literie.

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